Trouble dans le gangsta-rap : quand des rappeuses s’approprient une esthétique masculine

Cet article retrace le processus qui a mené de l’émergence du gangsta-rap à la fin des années 1980 à sa réappropriation par des rappeuses au cours des années 1990. Le gangsta-rap a permis de manière ambivalente à certains hommes noirs d’accéder à une forme de reconnaissance. L’hypermasculinité promu...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Auteur principal: Djavadzadeh, Keivan
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Genre, sexualité et société 2015
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article retrace le processus qui a mené de l’émergence du gangsta-rap à la fin des années 1980 à sa réappropriation par des rappeuses au cours des années 1990. Le gangsta-rap a permis de manière ambivalente à certains hommes noirs d’accéder à une forme de reconnaissance. L’hypermasculinité promue dans le gangsta-rap peut de ce fait être comprise comme une masculinité de protestation. Malgré les politiques sexuelles de cette musique, des rappeuses ont décidé d’investir ce sous-genre du rap, devenu prépondérant, pour son esthétique qui leur offrait des possibilités d’expression et de contestation nouvelles. Le gangsta-rap peut alors être analysé comme un espace de conflit mais aussi de dialogue dans lequel les rappeuses négocient leur identité en subvertissant les normes de genre et de sexualité. Par leurs performances, les rappeuses gangsta troublent l’ordre de genre en même temps qu’elles contestent l’hégémonie masculine dans le gangsta-rap.