La pilule : biologisation de la contraception et régulation sociale

La contraception hormonale se distingue des méthodes contraceptives antérieures en ce qu’elle investit les processus vitaux de l’organisme. Mais comment comprendre que la manipulation de la physiologie puisse contribuer à résoudre un problème social sans pour autant assimiler la reproduction à une c...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Prif Awdur: Grino, Claire
Fformat: Article ou chapitre numérique
Cyhoeddwyd: Genre, sexualité et société 2015
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:La contraception hormonale se distingue des méthodes contraceptives antérieures en ce qu’elle investit les processus vitaux de l’organisme. Mais comment comprendre que la manipulation de la physiologie puisse contribuer à résoudre un problème social sans pour autant assimiler la reproduction à une contrainte biologique s’imposant aux femmes ? Poser cette question, c’est en fait se demander si le modelage hormonal des corps est en mesure de modifier les rapports de genre ; et cela suppose à son tour d’examiner précisément les liens entre corporéité, subjectivité et identité de genre. À cette fin, cet article s’emploie à caractériser le mode d’objectivation des corps propre à la pilule et, au vu de sa spécificité relativement à la médiation médicale, au temps, à la conscience et à l’effort, il s’interroge également sur la reconfiguration des luttes féministes qu’appelle cette nouvelle classe de techniques de soi biomédicales, dont relève la contraception hormonale.