Un Éros de celluloïd : l’érotisation cinématographique de Paris (1945-1975)

La participation du cinéma au renforcement de la réputation hédoniste et érotique de Paris est envisagée grâce à un corpus de films dont les titres mentionnent Paris, l’un de ses quartiers ou l’un de ses établissements de spectacle. Il s’agit de courts ou de longs métrages - fictionnels, documentair...

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Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Auteur principal: Hervé, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Genre, sexualité et société 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La participation du cinéma au renforcement de la réputation hédoniste et érotique de Paris est envisagée grâce à un corpus de films dont les titres mentionnent Paris, l’un de ses quartiers ou l’un de ses établissements de spectacle. Il s’agit de courts ou de longs métrages - fictionnels, documentaires ou hybrides - qui ont foisonné principalement pendant les années 1950. Ces œuvres mobilisent des personnages féminins en charge d’érotisme et contribuent à construire un regard genré à leur sujet. Des quartiers, des établissements de spectacles ainsi que des portions de l’espace urbain servent de décors à ces films mais sont aussi objet de leur discours. Les représentations véhiculées ont, pour l’essentiel, été construites antérieurement par d’autres médias. C’est donc sur le plan formel, pour transcrire cinématographiquement les poncifs relatifs à la capitale, que les réalisateurs ont dû innover. En outre, il leur a aussi fallu se conformer aux normes d’acceptabilité établies par les pouvoirs publics qui surveillent les représentations de la capitale.