Sida : la politisation d’une épidémie [1984]
Si l’attention très forte portée au sida aux Etats-Unis depuis 1983 peut s’expliquer par différents facteurs, cet article s’attache à démontrer qu’une grande partie de la réponse qui a été apportée à l’épidémie est due au lien inextricable qu’elle établit entre les « excès sexuels » et la mort et, s...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Genre, sexualité et société
2013
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Si l’attention très forte portée au sida aux Etats-Unis depuis 1983 peut s’expliquer par différents facteurs, cet article s’attache à démontrer qu’une grande partie de la réponse qui a été apportée à l’épidémie est due au lien inextricable qu’elle établit entre les « excès sexuels » et la mort et, surtout, entre les homosexuels et la maladie. L’auteur envisage les préjugés et conditions préexistantes ayant permis la définition du sida comme « maladie gay » mais aussi l’impact d’une telle conceptualisation sur trois champs : le médical, le politique et celui de la sexualité. Sans remettre en cause le très lourd tribut payé par les gays au sida, ni la capacité unique qu’a eu la communauté gay à se mobiliser efficacement contre la maladie, il pointe le caractère à la fois trompeur et dangereux de cette conceptualisation associant les gays à la maladie. Après avoir exprimé ses réticences face aux penchants à la victimisation du mouvement gay, il met en garde contre les risques d’assignation des homosexuels au rôle de bouc-émissaires, appelant finalement de ses vœux une « déshomosexualisation » du sida qui permettrait de penser celui-ci avant tout comme un problème d’ordre médical adressé aux chercheurs et à la société. |
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