La souffrance faite cause. L’entrée de la traite des êtres humains dans l’arène publique
Cet article explore la puissance mobilisatrice de la catégorie de victime dans la constitution des nouvelles causes. À partir de l’analyse des cadres normatifs à travers lesquels la traite des êtres humains est appréhendée, il montre que l’institution de la traite en cause s’est faite presque entièr...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
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Genre, sexualité et société
2013
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article explore la puissance mobilisatrice de la catégorie de victime dans la constitution des nouvelles causes. À partir de l’analyse des cadres normatifs à travers lesquels la traite des êtres humains est appréhendée, il montre que l’institution de la traite en cause s’est faite presque entièrement à partir de la figure de la victime, construite sous une forme que nous qualifions d’idéale. Présentée comme une jeune femme, innocente, naïve et vulnérable, c’est elle qui suscite l’indignation et explique pourquoi cette question intéresse et pourquoi il est urgent de s’en saisir. La puissance mobilisatrice de la catégorie de victime vient inscrire la lutte contre la traite dans le registre des « politiques de la pitié » qui placent la souffrance au cœur du politique. La souffrance comme ressource rhétorique dans la constitution des nouvelles causes explique enfin pourquoi l’engagement contre la traite s’est déployé hors des formes les plus attendues de la contestation. |
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