Au-dessus de tout soupçon ? L’entrée dans l’homosexualité de filles de migrants nord-africains
Cet article se fonde sur une enquête qualitative menée par entretiens auprès d’une dizaine de lesbiennes descendantes de migrants nord africains, âgées de 19 à 33 ans et vivant en région parisienne. J’y montre comment les jeunes femmes rencontrées parviennent à contourner l’assignation à l’hétérosex...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Genre, sexualité et société
2012
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article se fonde sur une enquête qualitative menée par entretiens auprès d’une dizaine de lesbiennes descendantes de migrants nord africains, âgées de 19 à 33 ans et vivant en région parisienne. J’y montre comment les jeunes femmes rencontrées parviennent à contourner l’assignation à l’hétérosexualité émanant tant des pairs juvéniles que des parents. On verra que « l’interdit » et la pression au mariage font système pour contraindre les filles à l’hétérosexualité, définissant deux âges : un avant et un après 25 ans. Si durant l’adolescence, le déni d’existence du lesbianisme, couplé à « l’interdit », permet de voir en l’homosexualité une « liberté inattendue », les 25 ans dépassés, la situation des filles tend à se complexifier. À mesure qu’elles approchent la trentaine, elles semblent face à un choix impossible, pressées d’un côté, et notamment dans le milieu lesbien, à l’installation en couple et au coming out, et de l’autre au mariage, particulièrement dans la famille. Face à ces deux modèles concurrents, les jeunes femmes façonnent les conditions d’une sexualité pour elles-mêmes, déployant des solutions alternatives et contrastées. |
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