Virginie Despentes et les récits de la violence sexuelle : une déconstruction littéraire et féministe des rhétoriques de la racialisation
A l’heure où dans l’imaginaire collectif, la banlieue figure le territoire repoussoir de la domination masculine, face à une société qui en paraît ainsi exempte, mettre en récit des personnages racialisés impose de se confronter à la prégnance de clichés médiatiques racistes comme à l’instrumentalis...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/gss, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Genre, sexualité et société
2012
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | A l’heure où dans l’imaginaire collectif, la banlieue figure le territoire repoussoir de la domination masculine, face à une société qui en paraît ainsi exempte, mettre en récit des personnages racialisés impose de se confronter à la prégnance de clichés médiatiques racistes comme à l’instrumentalisation du discours féministe. Cet article se propose alors d’étudier l’écriture fictionnelle et théorique d’une figure majeure et controversée du féminisme français, Virginie Despentes. En faisant du viol et du sexisme les motifs récurrents de son œuvre, Despentes repense en effet la rhétorique de la racialisation pour réaffirmer le caractère systémique, et non catégoriel, de la domination masculine. Au-delà d’une accusation des individus, et loin de valider d’hypocrites discours sécuritaires, les textes de Virginie Despentes contribuent donc aux enjeux propres au féminisme contemporain : cesser de collaborer à un tel système en imposant plutôt la voix, la puissance et l’indépendance morale du sujet féminin. |
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