Veuves joyeuses ou honteuses ? Sexualité ou a-sexualité après 60 ans suite à la perte du conjoint

À l’appui d’une analyse de la sexualité des veuves de plus de 60 ans, cet article se propose de questionner les normes sociales et sexuelles imposées à ce groupe dominé par le genre et par l’âge. Si l’on s’en tient au contexte de leur éducation, notamment sexuelle, et aux représentations qui en déco...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Auteurs principaux: Plaud, Cécile, Sommier, Béatrice
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Genre, sexualité et société 2012
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:À l’appui d’une analyse de la sexualité des veuves de plus de 60 ans, cet article se propose de questionner les normes sociales et sexuelles imposées à ce groupe dominé par le genre et par l’âge. Si l’on s’en tient au contexte de leur éducation, notamment sexuelle, et aux représentations qui en découlent, ne plus avoir de mari engendrerait une disparition des relations sexuelles pour les veuves de plus de 60 ans. Qu’en est-il réellement ? Le veuvage au féminin rime-t-il avec « a-sexualité » ? Les entretiens en profondeur de notre recherche permettent d’avancer deux enseignements principaux. En premier lieu, les veuves âgées acceptent de parler de leur sexualité. En second lieu, le veuvage après 60 ans peut rimer dans certains cas avec désir sexuel et recherche de nouveaux partenaires sexuels. Les représentations et comportements évoluent laissant augurer d’une atténuation des différences dans les rapports sociaux de sexe.