Le devoir d’enfant à l’ère de la médicalisation : stigmates, retournements et brèches en procréation assistée

Le traitement social du devoir d’enfant à l’ère de la médicalisation, ses effets stigmatisants mais aussi ses paradoxes sont au cœur de cette contribution. Chaque société stigmatise à sa façon les femmes qui échappent à l’injonction reproductive. Aujourd’hui, l’institution médicale joue un rôle maje...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/gss,
Autor principal: Tain, Laurence
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Genre, sexualité et société 2009
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Le traitement social du devoir d’enfant à l’ère de la médicalisation, ses effets stigmatisants mais aussi ses paradoxes sont au cœur de cette contribution. Chaque société stigmatise à sa façon les femmes qui échappent à l’injonction reproductive. Aujourd’hui, l’institution médicale joue un rôle majeur dans ce processus et l’observation de parcours médicalisés offre un terrain privilégié pour appréhender les mécanismes de cette régulation sociale comme ses contradictions. Parmi les multiples trajectoires de femmes qui ne se déroulent pas dans le droit fil de l’hétérosexualité reproductive (femmes ne voulant pas d'enfant, femmes lesbiennes désirant un enfant, etc.), ce sont les trajectoires de femmes qui s'engagent dans une démarche de procréation assistée qui seront étudiées ici. On montrera d'abord comment l'institution médicale contribue à stigmatiser l’état d’absence d’enfant et à anticiper le recours médical. Néanmoins, si certains itinéraires obéissent à ces injonctions, d’autres s’en écartent. C’est ainsi que des brèches apparaissent dans la norme d’hétérosexualité reproductive et l’on peut se demander quelle appartenance sociale et/ou nationale favorise une posture de soumission ou de rupture.