Le marxisme dans l’Argentine post-dictature : retrait et vestiges spectraux
Cet article se propose d’analyser les revues intellectuelles publiées en Argentine dans les années 1980, dans le but d’identifier les modalités selon lesquelles le marxisme y a été abordé au cours de la transition démocratique. Nous soutenons que ces années ont été marquées par un repli du marxisme....
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/grm, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Cahiers du GRM
2026
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article se propose d’analyser les revues intellectuelles publiées en Argentine dans les années 1980, dans le but d’identifier les modalités selon lesquelles le marxisme y a été abordé au cours de la transition démocratique. Nous soutenons que ces années ont été marquées par un repli du marxisme. Afin d’explorer cette hypothèse, nous ferons un détour par des articles de revues qui nous permettra d’approfondir sur l’idée que nous avons appelé la « conjoncture idéologique » dominée par l’évidence d’un « nouveau départ » directement lié à la nouvelle période démocratique qui commençait en 1983. On s’interroge sur la place occupée par les utopies, rapidement écartées au profit de la raison, de l’austérité et du réalisme politique exigés par l’époque. Les critiques analysées se divisent en deux groupes principaux : le premier, appelé « obsolescence », considère la théorie marxiste improductive pour la nouvelle époque, et le second, « erreur historique », regroupe les critiques d’ordre théorique et structurel du marxisme. Entre le dépassement de Marx et le post-marxisme, il s’agira alors de décider comment sacrifier cette théorie désormais plus requise par l’enthousiasme suscité par la modernisation démocratique à venir. De cette manière, l’article entend contribuer à une thèse encore plus large : les années 1980 ont été une période de consolidation d’une langage politique post-dictatorial qui a dû se défaire à la fois des concepts (contradiction, dialectique, détermination économique, subsomption, plus-value) comme des images du marxisme (lutte de classes, Révolution, utopies) pour faire place au processus de néolibéralisation nationale. |
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