Les Brigades Rouges face au coup d’Etat chilien

L’expérience de transition vers le socialisme commencée au Chili le 4 novembre 1970 avec l’investiture de Salvador Allende comme président de la République chilienne a suscité l’intérêt de la gauche italienne pendant toute sa durée, animant, notamment après le coup d’État militaire du 11 septembre 1...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/grm,
المؤلف الرئيسي: Morra, Marco
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Cahiers du GRM 2022
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:L’expérience de transition vers le socialisme commencée au Chili le 4 novembre 1970 avec l’investiture de Salvador Allende comme président de la République chilienne a suscité l’intérêt de la gauche italienne pendant toute sa durée, animant, notamment après le coup d’État militaire du 11 septembre 1973, le débat politique le plus important au sein du mouvement ouvrier italien depuis la Seconde Guerre mondiale. Tant le Parti Communiste Italien que les groupes de la gauche extraparlementaires se sont projetés dans les événements du Chili, le premier se reconnaissant dans son homologue chilien, les autres dans le Mouvement de Gauche Révolutionnaire. Les Brigades Rouges, en revanche, nées au sein des usines de Milan après l’« Automne chaud » et le massacre de « piazza Fontana », étaient convaincues que les luttes sociales en Italie étaient destinées, de toute manière, à une issue violente, rendant nécessaire la préparation de la lutte armée. Elles ne manifestèrent donc aucune surprise face aux événements chiliens, qu’elles interprétèrent comme l’évidence empirique de leurs analyses antérieures. Néanmoins il faut compter avec une exception significative. En effet, certains anciens militants du mouvement extraparlementaire romain rejoignirent l’organisation après 1975. Pour eux, s’il ne fut pas la raison principale de cet engagement, le coup d’Etat au Chili constitua tout de même une confirmation déterminante pour le choix de la lutte armée qui mûrissait progressivement.