Mélancolie de gauche, enquêtes ouvrières et éducation permanente
Cet essai offre une lecture sociologique et militante du phénomène de la mélancolie de gauche en mettant en avant l’hypothèse selon laquelle l’origine de ce complexe est à chercher dans le rapport ambivalent, à la fois d’attirance et de sadisme, des intellectuels de gauche – qu’il s’agisse d’académi...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/grm, |
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| Huvudupphovsmän: | , |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
Cahiers du GRM
2018
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Cet essai offre une lecture sociologique et militante du phénomène de la mélancolie de gauche en mettant en avant l’hypothèse selon laquelle l’origine de ce complexe est à chercher dans le rapport ambivalent, à la fois d’attirance et de sadisme, des intellectuels de gauche – qu’il s’agisse d’académiques radicaux ou de militants du secteur associatif – à leur « publics populaires » auprès desquels ils interviennent. Le résultat de cette ambivalence est l’acceptation tacite de la ligne de partage élitiste entre intellectuels et non-intellectuels imposée par la division sociale du travail en régime capitaliste aboutissant à l’empêchement des intellectuels à percevoir le potentiel révolutionnaire du prolétariat. Sur fond de ce diagnostic, les auteurs de l’essai proposent de travailler directement cette ambivalence, dans le cadre de l’intervention intellectuelle dans le secteur associatif et en particulier dans l’éducation permanente, en recourant au modèle des enquêtes ouvrières, dans le but de retourner le sadisme mélancolique autocentré en un rapport bilatéral de type masochiste, rendant possible la co-construction, avec les « publics populaires », d’un savoir émancipateur de la société contemporaine. |
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