Sur l’ouvrage de Jules Falquet Pax Neoliberalia, perspectives féministes sur (la réorganisation de) la violence
Le présent texte est un compte-rendu du dernier ouvrage de la sociologue et féministe matérialiste Jules Falquet Pax Neoliberalia. Celui-ci, à travers quatre études de cas (Salvador, Turquie, Mexique, Guatemala), cherche à rendre compte de la violence faite aux femmes dans un cadre globalisé, à part...
Guardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/grm, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers du GRM
2017
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Le présent texte est un compte-rendu du dernier ouvrage de la sociologue et féministe matérialiste Jules Falquet Pax Neoliberalia. Celui-ci, à travers quatre études de cas (Salvador, Turquie, Mexique, Guatemala), cherche à rendre compte de la violence faite aux femmes dans un cadre globalisé, à partir d’outils conceptuels issus du féminisme matérialiste. La perspective adoptée permet de dénaturaliser la violence exercée par les hommes envers les femmes, en décalant la lecture « pulsionnelle » vers des problématiques et des enjeux économiques très concrets. La violence faite aux femmes dans l’espace public et privé est alors comprise comme moyen de s’assurer une main d’œuvre à très bas prix, voire gratuite et de maintenir l’organisation sociale qui autorise cette extorsion de travail, la structure patriarcale. Jules Falquet met également en lumière la manière dont diverses institutions, dont l’Etat dans le cas du service militaire, organisent l’apprentissage et la transmission de cette violence de la classe des hommes envers la classe des femmes. La dernière étude de cas (Guatemala) permet de mettre en lumière les techniques innovantes de luttes des collectifs de femmes autochtones afin de reprendre le contrôle et sur les corps, et sur leurs terres, dans une synthèse proche de l’écoféminisme. |
|---|