Les langues polynésiennes et kanak, des « langues de France » en contexte de décolonisation

Inscrites dans le rapport « Les Langues de la France » de Bernard Cerquiglini (1999), les langues autochtones de Polynésie française et celles de Nouvelle-Calédonie sont désormais, aux yeux de l’état, des « langues de France ». Cette dénomination ne va cependant pas de soi en contexte colonial et/ou...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/glottopol,
מחבר ראשי: Vernaudon, Jacques
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Glottopol 2021
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Inscrites dans le rapport « Les Langues de la France » de Bernard Cerquiglini (1999), les langues autochtones de Polynésie française et celles de Nouvelle-Calédonie sont désormais, aux yeux de l’état, des « langues de France ». Cette dénomination ne va cependant pas de soi en contexte colonial et/ou postcolonial. L’article rappelle les dynamiques locales débutées dans les années 1970 qui ont conféré aux langues kanak et polynésiennes, au sein de leurs contextes sociolinguistiques respectifs, une reconnaissance institutionnelle singulière et tout aussi significative que celle que leur apporte, au niveau national, leur inscription sur la liste des « langues de France ». L’article revient ensuite sur cette dénomination qui n’est jamais utilisée dans l’espace public polynésien ou calédonien, car, par l’appropriation surplombante qu’elle dénote, elle parait contredire le processus de décolonisation dont la reconnaissance des langues autochtones est devenue un des symboles emblématiques.