Survivre, renverser, réparer : personnages féminins et animaux à la fin de l’Androcène

Supposant la « puissance critique » (Engélibert, 2019) des fictions apocalyptiques et nous positionnant à l’encontre de représentations virilistes qui peuvent entourer cet imaginaire (Ruault et al., 2021), nous étudions trois fictions contemporaines qui opèrent un décalage vers des personnages fémin...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/glad,
Egile nagusia: Bessonnet, Jodie Lou
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: GLAD! 2025
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Supposant la « puissance critique » (Engélibert, 2019) des fictions apocalyptiques et nous positionnant à l’encontre de représentations virilistes qui peuvent entourer cet imaginaire (Ruault et al., 2021), nous étudions trois fictions contemporaines qui opèrent un décalage vers des personnages féminins et autres qu’humains : MaddAddam de Margaret Atwood (2004, 2010, 2013), Sirènes de Laura Pugno (2007) et Les Métamorphoses de Camille Brunel (2020). Ces textes proposent une vision de l’Anthropocène qui ne se limite pas à l’approche environnementale, et déploient une éthique animale qui tient compte de l’intersection entre les violences sexistes et les violences spécistes dénoncée par Carol Adams (2010 [1990]). Le propre du roman apocalyptique est cependant de créer les conditions d’un renversement des rapports de domination, qui passe d’abord dans notre corpus par une violence défensive puis ouvre la perspective d’une réparation, la catastrophe interrogeant la possibilité d’une utopie féministe et antispéciste.