Comme une bitch ? Exploration des variations d’usage et de sens entre « bitch » et « chienne » en tant qu’insultes sexistes
Cet article a pour but de mettre en lumière l’écart sémantique entre les insultes « chienne » et « bitch », qui font référence à la femelle du chien1, mais en lui attribuant des caractéristiques différentes. Prendre la mesure de cet écart, à l’aide de dictionnaires conventionnels et spécialisés, per...
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| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/glad, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
GLAD!
2025
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article a pour but de mettre en lumière l’écart sémantique entre les insultes « chienne » et « bitch », qui font référence à la femelle du chien1, mais en lui attribuant des caractéristiques différentes. Prendre la mesure de cet écart, à l’aide de dictionnaires conventionnels et spécialisés, permet de s’interroger sur de possibles évolutions sémantiques : aux États-Unis, « bitch » fait l’objet d’une appropriation positive, qui s’appuie tant sur sa plasticité que sur une réévaluation de ses connotations. L’insulte « chienne », dont les caractéristiques diffèrent radicalement, pourrait-elle faire l’objet d’un tel processus en France métropolitaine ? Cette perspective est évaluée à travers une étude de cas portant sur l’usage qui est fait de « chienne » et de « bitch » par trois chanteuses et rappeuses françaises : Aya Nakamura, Tracy de Sá et Liza Monet. Si la perspective d’un usage positif de « chienne » semble encore lointaine, cette étude montre que le sens de cette insulte est d’ores et déjà remis en question. |
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