« Je ne bégaierai pas… et je serai une fille » : les apories de l’autoreprésentation culturelle en tant que femme trans qui bégaie dans Crossing

La dernière décennie a vu l’émergence des études sur la disfluidité, un champ bourgeonnant dédié à mettre en lumière l’expérience du bégaiement sous une loupe anticapacitiste. Les réflexions qui y ont été animées se sont cependant peu intéressées au genre, en général, et à la transitude, en particul...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/glad,
المؤلف الرئيسي: Jacques, Raphaël
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: GLAD! 2024
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:La dernière décennie a vu l’émergence des études sur la disfluidité, un champ bourgeonnant dédié à mettre en lumière l’expérience du bégaiement sous une loupe anticapacitiste. Les réflexions qui y ont été animées se sont cependant peu intéressées au genre, en général, et à la transitude, en particulier. Les mémoires de l’autrice trans bègue étatsunienne Deirdre McCloskey offrent un palliatif à ces angles morts. À l’intérieur de leurs pages, l’écrivaine conçoit la transféminité et le bégaiement dans un rapport résolument aporétique. Cet article exploratoire entreprend de décortiquer la relation oppositionnelle qui y est dessinée en s’attelant, dans un premier temps, à la conception du bégaiement comme une entrave (inter)subjective à la performance d’une féminité réussie. Dans un second temps, la psychiatrisation conjointe de la transitude et du bégaiement est examinée afin d’exposer la mobilisation de discours psychopathologisants aux fins d’un renforcement du gatekeeping des soins d’affirmation de genre chez les personnes trans bègues.