L’art transgenre, vers d’autres expériences corporelles du temps
Cet article compare la représentation du temps dans son rapport à la transformation du corps, au sein de la culture (artistique) hégémonique et dans le contenu sémiologique des œuvres transgenres. L’étude s’intéresse tout d’abord à la critique du trope transsexuel de l’avant-après émise par l’œuvre...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/glad, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
GLAD!
2020
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article compare la représentation du temps dans son rapport à la transformation du corps, au sein de la culture (artistique) hégémonique et dans le contenu sémiologique des œuvres transgenres. L’étude s’intéresse tout d’abord à la critique du trope transsexuel de l’avant-après émise par l’œuvre « Becoming » de Yishay Garbasz. Cette dialectique visuelle découle, selon notre hypothèse, d’une norme temporelle évolutionniste apparue au XIXe siècle (avec Darwin et l’invention du cinéma). Ensuite, l’installation « Female-to-"Male" » de Wynne Neilly expose l’expérience de la « deuxième puberté » transgenre de l’artiste, se détournant d’une chronobiologie hétéro-cisnormative axée sur la maturité sexuelle et la reproduction. Enfin, les performances « Untitled » de Kris Grey et « Cuts: A Traditional Sculpture » de Cassils interrogent le corps comme une sculpture vivante : elles déconstruisent l’idée selon laquelle l’identification médicale du sexe est « l’instant fécond » (Lessing) du genre et le « roc biologique » (Freud) de la subjectivité. L’art transgenre invite ainsi à penser d’autres temporalités corporelles. |
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