« Je ne suis pas homme de lettres ni littérateur de profession » : la question de l’auteur.e dans les autobiographies de courtisanes du XIXe siècle
La prostitution féminine semble avoir toujours été l’objet d’une abondante production textuelle et visuelle. Mais ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que des prostituées prennent la plume pour s’exprimer et s’autoreprésenter. Leurs ouvrages, s’ils sont souvent des succès de libr...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/glad, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
GLAD!
2020
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | La prostitution féminine semble avoir toujours été l’objet d’une abondante production textuelle et visuelle. Mais ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que des prostituées prennent la plume pour s’exprimer et s’autoreprésenter. Leurs ouvrages, s’ils sont souvent des succès de librairie, suscitent de nombreuses polémiques et sont régulièrement attribués à des hommes de lettres. A partir d’un corpus de livres autobiographiques de courtisanes, cet article montre comment ce sous-genre littéraire, par la collaboration qu’il implique entre la courtisane et son porte-plume, brouille les frontières entre écriture masculine et féminine, autobiographie et roman, littérature et publicité. Le portrait de la courtisane en tant que victime des hommes (d’argent) qui en émerge est ainsi autant le reflet d’une écriture féminine de la prostitution que du sentiment de prostitution du prolétariat des lettres de cette époque. |
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