Féminisme en ligne : recherche, activisme et néolibéralisme. Entretien avec Christina Scharff

À partir de ses recherches sur les subjectivités néolibérales, Christina Scharff revient sur les transformations du féminisme à l’ère numérique. Refusant des définitions à priori, elle s’intéresse à la manière dont les individus s’identifient (ou non) et se définissent comme « féministes » ou « acti...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/glad,
Auteurs principaux: Joseph, Tiago, Scharff, Christina
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: GLAD! 2026
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:À partir de ses recherches sur les subjectivités néolibérales, Christina Scharff revient sur les transformations du féminisme à l’ère numérique. Refusant des définitions à priori, elle s’intéresse à la manière dont les individus s’identifient (ou non) et se définissent comme « féministes » ou « activistes ». Elle montre que l’activisme féministe en ligne constitue souvent un travail invisible, gratuit et émotionnel, dans la lignée du travail reproductif. La chercheuse souligne également l’influence du néolibéralisme sur le féminisme numérique. Les dynamiques de visibilité et de monétisation façonnent des subjectivités militantes « entrepreneuriales ». Ces dernières se caractérisent alors par des logiques d’autopromotion, de compétition-distinction et d’auto-optimisation, comme le montre la popularisation du concept d’intersectionnalité. Christina Scharff souligne les inégalités dans l’accès à l’activisme numérique, autant en termes de capital culturel et social que de subjectivité (par exemple, confiance en soi et sentiment de légitimité). Elle fait une critique nuancée des injonctions à l’auto‑éducation, et appelle à repenser les praxis féministes en ligne en valorisant la nuance, l’humilité et le soutien collectif plutôt que les cultures de perfection et de sanction.