« Un film pour les autres ? » Réception et lisibilité d’un discours sur le genre dans un fashion-film estampillé Gucci
À l’heure où les marques de luxe investissent massivement les plateformes numériques, les fashion films deviennent des supports stratégiques mêlant esthétique auteuriste et communication de marque. Cet article propose d’analyser la réception de l’un de ces objets hybrides – Ouverture of Something Th...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/ges, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Genre en séries
2026
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | À l’heure où les marques de luxe investissent massivement les plateformes numériques, les fashion films deviennent des supports stratégiques mêlant esthétique auteuriste et communication de marque. Cet article propose d’analyser la réception de l’un de ces objets hybrides – Ouverture of Something That Never Ended (2020), mini-série réalisée par Alessandro Michele et Gus Van Sant pour Gucci – à partir d’une enquête qualitative menée auprès de 47 étudiant·es en école de commerce et marketing du luxe. Mobilisant les outils des Cultural Studies et des études de genre, l’analyse articule une étude des représentations du film avec les données recueillies via deux focus groups et un questionnaire. Les résultats montrent que, malgré une intention explicite de proposer une réflexion queer sur le genre, le film est perçu comme un objet difficile d’accès, esthétisant et déconnecté des cadres interprétatifs des enquêté·es. Le message idéologique est identifié, mais rarement approprié : il suscite des formes de réception fragmentées, ambivalentes ou négociées. Le vêtement, pourtant central dans la mise en scène du genre, reste largement perçu comme signe de marque, plus que comme vecteur narratif ou symbolique. Cette étude interroge ainsi les conditions de lisibilité et d’engagement des publics face à des productions culturelles de marques, dans un contexte d’économie de l’attention et de saturation médiatique. |
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