Les héroïnes noires du cinéma black-british : regards masculins sur des destins de femmes (Burning an Illusion, 1981 ; Elphida, 1987 ; Babymother, 1998)

Inexistantes ou empreintes de stéréotypes négatifs, les représentations des femmes noires dans le cinéma britannique restent marginales. Les réalisateurs noirs eux-mêmes ont, depuis les débuts du cinéma Black-British, participé à cette invisibilisation en concentrant souvent leurs récits sur des hér...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/ges,
Hlavní autor: Herbert, Émilie
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Genre en séries 2021
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Inexistantes ou empreintes de stéréotypes négatifs, les représentations des femmes noires dans le cinéma britannique restent marginales. Les réalisateurs noirs eux-mêmes ont, depuis les débuts du cinéma Black-British, participé à cette invisibilisation en concentrant souvent leurs récits sur des héros masculins, reléguant les femmes noires à des rôles secondaires et unidimensionnels. Dans les années 1980 et 1990, les réalisateurs Menelik Shabazz, Tunde Ikoli et Julian Henriques vont cependant faire le choix de mettre en scène une femme noire comme personnage principal de leur premier long-métrage. Ces films ont contribué à la pluralisation des représentations féminines noires à une époque où le travail des réalisatrices noires n’était que difficilement accessible en Grande-Bretagne, et leurs héroines symbolisent une britannicité redéfinie par les questions de genre, de ‘race’ et de classe.