Suzanne Dehelly au cinéma, actrice excentrique : une figure originale et novatrice du cinéma français des années trente

Le cinéma classique français s’est largement construit, à côté des vedettes, autour d’acteurs de second rôle. Notre contribution se concentre sur le cas de Suzanne Dehelly au cinéma. Par le biais d’une étude du jeu de l’actrice, nous montrons comment, jouant de son physique atypique et d’un jeu d’ac...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/ges,
1. Verfasser: Cadalanu, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Genre en séries 2022
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Le cinéma classique français s’est largement construit, à côté des vedettes, autour d’acteurs de second rôle. Notre contribution se concentre sur le cas de Suzanne Dehelly au cinéma. Par le biais d’une étude du jeu de l’actrice, nous montrons comment, jouant de son physique atypique et d’un jeu d’actrice hérité du comique fantaisiste, elle propose une persona féminine originale. Nous nous penchons sur trois films dans lesquels la persona loufoque de l’actrice est mise au service de la peinture de personnages de femmes originaux et novateurs. Dans La crise est finie (Robert Siodmak, 1934), elle est le mentor et la protectrice de la jeune première Nicole (Danielle Darrieux). Débrouillarde, elle sauve également à plusieurs reprises la troupe de comédiens mis en difficulté par la crise. Dans La Reine des resquilleuses (Max Glass et Marco de Gastyne, 1936), elle interprète le rôle de travesti à la fois cocasse et à la portée sociale discrète, de Victorine, une chômeuse qui parvient à trouver un emploi de laveur de voitures en devenant Victor. Dans La Brigade en jupons (Jean de Limur, 1936), elle interprète une femme policière.