Les identités contre-hégémoniques du masculin
La force du cinéma de fiction repose en grande partie sur ce pouvoir empathique d’assigner arbitrairement une place nouvelle à ses héros mais aussi au spectateur. Or, cette pragmatique sociale est assurée quotidiennement par d’autres fictions audiovisuelles mainstream que sont les publicités télévis...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/ges, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Genre en séries
2022
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | La force du cinéma de fiction repose en grande partie sur ce pouvoir empathique d’assigner arbitrairement une place nouvelle à ses héros mais aussi au spectateur. Or, cette pragmatique sociale est assurée quotidiennement par d’autres fictions audiovisuelles mainstream que sont les publicités télévisées. Tant en ce qui concerne l’homme que la femme, à partir des années 1970, s’opère un lent défigement des stéréotypes sexistes. L’opération de déconstruction du masculin va s’effectuer très graduellement sous certaines modalités tout à fait particulières. Le publicitaire ne se fera aucunement le porte-parole explicite d’une quelconque lutte féministe, il optera toujours pour une tactique ambivalente de double speak : des effets de décadrage mettant en exergue des situations délibérément décalées ou burlesques (Un homme qui change les couches de bébé ! Un clown qui fait la lessive !). En jouant tout à la fois sur le défigement et la réactivation des stéréotypes, c’est bien un rôle de passeur et de go between que va assumer le publicitaire en se faisant l’arbitre ventriloque de ces conflits de légitimité et de construction identitaire qui agitent notre modernité. |
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