Genre et séries animées françaises : normativités, phénomènes de reprise et nouvelles représentations
Au croisement des Gender et Cultural Studies, et d’une Sociologie de l’enfance qui s’ancre dans une ferme reconnaissance de la capacité d’agir des plus jeunes (agency), cet article envisage les représentations de genre présentes dans les séries animées françaises. Diffusés au petit écran et destinés...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ges, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Genre en séries
2022
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au croisement des Gender et Cultural Studies, et d’une Sociologie de l’enfance qui s’ancre dans une ferme reconnaissance de la capacité d’agir des plus jeunes (agency), cet article envisage les représentations de genre présentes dans les séries animées françaises. Diffusés au petit écran et destinés aux enfants, les dessins animés sont riches en modèles normatifs, et souvent révélateurs des inégalités qui persistent dans la société. Maintes fois reprogrammés et sujets à des phénomènes d’adaptation ou de reprise, ils permettent également de repérer des évolutions dans les représentations genrées, caractérisées par un jeu de tension entre conformisme et innovation, ainsi que des effets de retour en arrière (backlash). Des premières aventures de Tintin en semi-animation, en passant par Bonne nuit les petits, Petit Ours Brun, les célèbres séries « Il était une fois… » (l’Homme, les Découvreurs, les Explorateurs etc.), jusqu’aux productions plus contemporaines, ces programmes ont souvent relayé une conception différentialiste du genre, plaçant le féminin en position subalterne. Pourtant, certaines ont peu à peu accompagné les grandes transformations de notre société et interrogé les oppositions classiques, par exemple à travers un ton militant, un humour transgressif ou un usage créatif de l’anthropomorphisme. Malgré les ambivalences qui persistent, on trouve aujourd'hui aux côtés de modèles plus traditionnels des personnages qui bousculent toute la chaîne sexe-genre-désir (Candy, dans Les Zinzins de l’espace), d’autres qui prennent position en faveur des combats féministes (Maestro et Psi, dans Il était une fois… notre Terre), et de plus en plus d’héroïnes indépendantes et combatives (par exemple Betty ou Rosie dans la tranche « Girl Power » de la chaîne Gulli). |
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