« Do Siamese Twins Make Love? ». Freak shows et performances de genre, de Sawtche (Sarah) Baartman à Renate Lorenz
Cet article propose une analyse des freak shows des XIXe et XXe siècles et de certaines représentations culturelles qui leur sont attachés au prisme des rapports de genre. Cette approche permet de rendre compte dans leurs spécificités de certaines situations de violence ou d’exploitation, comme la d...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/ges, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Genre en séries
2021
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article propose une analyse des freak shows des XIXe et XXe siècles et de certaines représentations culturelles qui leur sont attachés au prisme des rapports de genre. Cette approche permet de rendre compte dans leurs spécificités de certaines situations de violence ou d’exploitation, comme la dissection de Sawtche (Sarah) Baartman par Georges Cuvier ou l’exhibition de Joice Heth par Phineas Taylor Barnum. Jusqu’au début du XXe siècle, le freak show met en scène une lisibilité des corps, particulièrement évidente lorsque des femmes sont mises en scène. L’un des rôles sociaux de ce type de spectacle a longtemps été la naturalisation des normes de genre. Aujourd’hui, cependant, le freak show et son imaginaire sont politisés de façon radicalement différente, et permettent à des performers ou à des artistes de déconstruire les représentations courantes de la féminité tout en contestant un ordre social disciplinaire. |
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