Histoire de l’endiguement de l’Isère en Savoie : conséquences sur l’organisation du paysage et la biodiversité actuelle

La vallée de l’Isère, à l’aval d’Albertville, constitue un modèle d’évolution spatio-temporelle ; en moins de 30 ans (1829-1854), l’endiguement-chenalisation a été à l’origine de la transformation du patron paysager et du développement d’une nouvelle économie agricole. Cet aménagement à valeur d’exe...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/geocarrefour,
Главный автор: Girel, Jacky
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Géocarrefour 2010
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Описание
Итог:La vallée de l’Isère, à l’aval d’Albertville, constitue un modèle d’évolution spatio-temporelle ; en moins de 30 ans (1829-1854), l’endiguement-chenalisation a été à l’origine de la transformation du patron paysager et du développement d’une nouvelle économie agricole. Cet aménagement à valeur d’exemple pour les historiens qui ont retracé les grandes étapes de sa conception et de sa réalisation en replaçant celles-ci dans leur contexte social et politique. Dans une démarche fonctionnelle, basée sur une analyse historique, hydraulique et écologique, on revisite des documents d’archives et des travaux scientifiques anciens peu utilisés jusque là. La reconstitution de l’état initial de la vallée est effectuée à partir d’une carte riche d’informations dont on précise l’origine et la date de réalisation. Les emprises et impacts de l’endiguement sont ensuite mis en évidence. Les choix dans les tracés, les techniques de construction des ouvrages et les techniques d’amélioration des sols ont été déterminants ; ils sont à l’origine d’un paysage contemporain à bonne valeur biologique composé d’écosystèmes relictuels et d’écosystèmes nouveaux pour les rivières en tresses. Les impacts de l’endiguement continu en golène utilisé sur d’autres cours d’eau alpins sont évalués. On pense que cette alternative à l’endiguement-chenalisation aurait produit une organisation différente du paysage et probablement favorisé à long terme une anthropisation globalement néfaste aux habitats patrimoniaux. En conclusion, la question de la conservation des écosystèmes générés au cours du XIXe s. est posée.