Les brisures souterraines de Jacques Dupin
Depuis le constat mallarméen d’une « crise de vers », nombre de pratiques de la poésie ont cherché à rendre plus poreuses les limites entre vers et prose. Au cours du xxᵉ siècle, l’usage de la barre oblique est apparu à certains poètes comme un moyen, parmi d’autres, de participer à ce brouillage de...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
|---|---|
| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Genesis
2024
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Depuis le constat mallarméen d’une « crise de vers », nombre de pratiques de la poésie ont cherché à rendre plus poreuses les limites entre vers et prose. Au cours du xxᵉ siècle, l’usage de la barre oblique est apparu à certains poètes comme un moyen, parmi d’autres, de participer à ce brouillage des frontières. En effet, quel statut assigner à ce signe typographique, traditionnellement chargé de marquer soit la fin des vers lorsqu’on les cite en prose, soit un découpage rythmique ou métrique du poème à des fins d’analyse, dès lors que celui-ci fait partie intégrante du poème ? Cet article cherche à sonder cette question en étudiant les fonctions que revêtent les barres obliques dans la poésie de Jacques Dupin. Après un commentaire de leur rôle dans le poème « Malevitch » (Dehors, 1975), l’étude génétique porte sur « Bleu et sans nom » (Contumace, 1986), dont le manuscrit contient de nombreuses barres obliques qui, lors de la publication du poème, ont toutes singulièrement disparu. |
|---|