Usages des supports d’écriture au xviiie siècle : une esquisse codicologique
L’analyse matérielle des manuscrits du xviiie siècle procure une moisson d’indices non négligeables. Un inventaire méthodique détaillé (ne se limitant pas au relevé de filigranes) permet d’identifier les différents types de papier employés par Diderot, Buffon ou Condorcet. Toutefois, ces données cod...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Genesis
2014
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’analyse matérielle des manuscrits du xviiie siècle procure une moisson d’indices non négligeables. Un inventaire méthodique détaillé (ne se limitant pas au relevé de filigranes) permet d’identifier les différents types de papier employés par Diderot, Buffon ou Condorcet. Toutefois, ces données codicologiques ne deviennent exploitables que si l’on se réfère à l’histoire de la fabrication du papier à l’ère préindustrielle : une approche critique des formats, des provenances et des éléments de datation s’avère nécessaire. La codicologie donne aussi accès aux usages du papier : plier, découper, assembler et réemployer sont des gestes courants au xviiie siècle, tant du fait des secrétaires que des auteurs eux-mêmes. Ces pratiques favorisent la plasticité et la mobilité des unités textuelles : « papillons » épinglés de Montesquieu, fiches sur cartes à jouer de Rousseau, cahiers in-4° de l’Esprit des Lois ou de l’Histoire naturelle. Ainsi l’approche de l’objet écrit dans sa dimension la plus strictement matérielle permet d’articuler l’étude des pratiques intellectuelles et des processus créatifs avec l’histoire de la consommation et des usages du papier. |
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