Adapter des espaces autres
Alain Tanner s’est souvent positionné contre le primat du récit et l’adaptation littéraire, affirmant privilégier la spontanéité d’une mise en scène « sur les lieux ». Cet article aborde la genèse de son film Light Years Away (1981), adapté du roman La Voie sauvage de Daniel Odier, en structurant so...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Genesis
2024
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Alain Tanner s’est souvent positionné contre le primat du récit et l’adaptation littéraire, affirmant privilégier la spontanéité d’une mise en scène « sur les lieux ». Cet article aborde la genèse de son film Light Years Away (1981), adapté du roman La Voie sauvage de Daniel Odier, en structurant son analyse autour de la problématique de la représentation de l’espace. L’approche génétique, envisageable grâce au fonds Alain Tanner déposé à la Cinémathèque suisse, invite d’une part à nuancer le discours d’un réalisateur valorisant la singularité de son œuvre et de son regard d’auteur. D’autre part, elle permet d’interroger le processus d’adaptation à l’écran de l’espace diégétique du roman, construit autour d’un ailleurs marginal et non localisé, tandis que les fictions de Tanner étaient jusqu’ici toujours ancrées en Suisse romande. La notion foucaldienne d’hétérotopie devient alors pertinente pour penser l’organisation spatiale du récit et son évolution à travers les étapes de sa genèse. |
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