Sous la dictée : les usages du microphone
L’invention du phonographe en 1877 permet désormais à tout écrivain de dicter son œuvre. Mais écrire « sans les mains », comme Mark Twain en fait l’expérience, n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes d’ordre technique (la durée de chaque enregistrement est limitée) et cognitif, le geste...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Genesis
2023
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | L’invention du phonographe en 1877 permet désormais à tout écrivain de dicter son œuvre. Mais écrire « sans les mains », comme Mark Twain en fait l’expérience, n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes d’ordre technique (la durée de chaque enregistrement est limitée) et cognitif, le geste scriptural participant souvent de manière fondamentale à l’élaboration de la pensée. Parler comme on écrit, ne serait-ce que pour quelques minutes, relève alors de la gageure. S’ajoute, avant même la mise en œuvre d’un tel dispositif, la question de l’archivage des « rouleaux » et de leur statut en tant que premier brouillon. Il faut attendre l’arrivée du magnétophone au début des années 1960 pour lever les difficultés de la durée ; mais ce appareil ouvre alors de nouvelles possibilités à la création qui cherche à s’émanciper de sa forme écrite et imprimée tout autant que du contact physique avec le clavier ou la plume. Notre étude examine trois corpus d’enregistrements sur cassette et les rapports parfois complexes qu’ils entretiennent avec le livre et l’archive : l’œuvre parlée de Fred Deux, les cours de Gilles Deleuze, et les Dictées de George Simenon. |
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