Pour une genèse de l’énonciation diaristique : le journal de jeunesse de Blossom Margaret Douthat (1943-1958), lectrice de Beauvoir
Comment analyser la genèse d’un journal, texte par définition sans avant-texte, et dont la finalité est moins l’œuvre que la vie ? Cette question, d’abord posée par P. Lejeune, ouvre la possibilité de penser une génétique de l’énonciation, du dire, de l’entre-deux de l’écriture et de la vie. La prés...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Genesis
2022
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Comment analyser la genèse d’un journal, texte par définition sans avant-texte, et dont la finalité est moins l’œuvre que la vie ? Cette question, d’abord posée par P. Lejeune, ouvre la possibilité de penser une génétique de l’énonciation, du dire, de l’entre-deux de l’écriture et de la vie. La présente étude cherche en ce sens à suivre, à partir de l’exemple concret du journal de Blossom M. Douthat, le mouvement d’une « scénographie diaristique » (D. Maingueneau). Le corps de l’étude consiste en l’analyse d’une séquence de « scènes de véridiction » (M. Foucault), des scènes fondatrices où la diariste élabore les conditions de possibilité d’une transformation de soi par la vérité, et où S. de Beauvoir jouera le rôle capital de destinataire et de juge virtuel. En plus de permettre de décrire le mouvement d’une scénographie judiciaire de soi, cette forme hétérodoxe d’enquête génétique permet de penser une pratique diaristique dont la finalité serait l’écriture, c’est-à-dire ni l’œuvre ni la vie, mais l’entre-deux lui-même : la fabrique de significations. En dernière analyse, la genèse diaristique est alors l’étude de la production d’une production à la fois éthique et poétique. |
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