Peut-on encore écrire, si l’on ne peut plus se relire ?
Pour Sartre, il n’y a littérature que s’il y a style, et le style ne peut être atteint que par des réécritures successives. Ce qui distinguerait le texte littéraire, ce serait donc d’abord la spécificité de sa genèse : on écrit, on relit, on biffe, on récrit. La première partie de cette étude décrit...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
|---|---|
| Hauptverfasser: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Genesis
2022
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Pour Sartre, il n’y a littérature que s’il y a style, et le style ne peut être atteint que par des réécritures successives. Ce qui distinguerait le texte littéraire, ce serait donc d’abord la spécificité de sa genèse : on écrit, on relit, on biffe, on récrit. La première partie de cette étude décrit les modalités prises par ce travail d’ajustement stylistique dans les brouillons de Jean-Paul Sartre et oppose le protocole rédactionnel de l’écrivain au protocole rédactionnel du philosophe. La seconde prend appui sur le tout dernier manuscrit connu de Jean-Paul Sartre : celui-ci est devenu aveugle et déclare alors volontiers que la cécité lui interdit tout travail d’ordre stylistique. En y regardant de près, on peut cependant observer que cela n’est pas tout à fait vrai. |
|---|