Les toboggans de La Dernière Chance
En 1938 Sartre projetait d’écrire un roman dont le thème aurait été la liberté. Il aurait porté le surprenant titre de « Lucifer » et comme épigraphe « Le malheur, c’est que nous sommes libres. » L’auteur de La Nausée aurait offert à son protagoniste Roquentin la découverte de la liberté. Mais la gu...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
|---|---|
| Päätekijä: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Genesis
2022
|
| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | En 1938 Sartre projetait d’écrire un roman dont le thème aurait été la liberté. Il aurait porté le surprenant titre de « Lucifer » et comme épigraphe « Le malheur, c’est que nous sommes libres. » L’auteur de La Nausée aurait offert à son protagoniste Roquentin la découverte de la liberté. Mais la guerre de 1939-45 et la Guerre froide firent dériver le projet. Dans la trilogie des Chemins de la liberté, l’acteur principal, Mathieu et son ami communiste Brunet devaient cheminer au milieu de ces années tumultueuses (1938-45), où aucun acte n’était plus innocent. Cet article s’attache aux dernières tentatives de l’auteur de La Dernière chance pour concilier sur des feuillets inédits, rédigés en trois temps d’écriture, non seulement deux concepts de vie contradictoires mais aussi le grand-écart entre l’imagination créatrice et la mobilisation intellectuelle. Des feuillets choisis témoignent de cette déchirure existentielle qui parcourt la rédaction de La Dernière Chance, « factum » inédit et dont des fragments furent publiés post-mortem en Pléiade (1982). |
|---|