Ma liberté de Moustaki, ou l’analyse d’une transformation

C’est lors de sa première interprétation qu’une chanson se révèle au monde en tant qu’œuvre populaire. Lorsque l’interprète diffère de l’auteur-compositeur, quelque chose se transforme entre la visée esthétique initiale et le corps que lui prête l’interprète. Cet article entend questionner la perte...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/genesis,
Autor principal: Migliore, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Genesis 2021
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Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:C’est lors de sa première interprétation qu’une chanson se révèle au monde en tant qu’œuvre populaire. Lorsque l’interprète diffère de l’auteur-compositeur, quelque chose se transforme entre la visée esthétique initiale et le corps que lui prête l’interprète. Cet article entend questionner la perte induite par l’interprétation lorsqu’une œuvre quitte le sillage de son auteur-compositeur pour prendre chair dans la voix de l’interprète. Pour ce faire, nous analysons deux versions de la chanson Ma liberté composée et arrangée par Georges Moustaki. L’une correspond à la première interprétation de cette œuvre par Serge Reggiani (1967), l’autre, à celle de Moustaki enregistrée quelques années plus tard en live (1970) puis en studio (1972). Il est rare qu’un auteur-compositeur ayant écrit une chanson à un artiste l’interprète à son tour. Cet anachronisme étonnant nous permet de proposer un cadre méthodologique et ainsi de questionner la genèse interprétative de cette chanson. Ainsi, en comparant les interprétations d’un point de vue textuel, instrumental et vocal, nous montrons les différences esthétiques entre les deux œuvres.