La Mémoire et la mer de Léo Ferré, un texte et ses rhizomes

À partir d’un long texte initialement inspiré par l’île de Guesclin, en Bretagne, dont des fragments sont pour la première fois publiés en 1962 sous le titre des Chants de la fureur, et dont différentes versions seront publiées par la suite, Léo Ferré a tiré six chansons différentes, dont la plus co...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/genesis,
Auteur principal: Calvet, Louis-Jean
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Genesis 2021
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:À partir d’un long texte initialement inspiré par l’île de Guesclin, en Bretagne, dont des fragments sont pour la première fois publiés en 1962 sous le titre des Chants de la fureur, et dont différentes versions seront publiées par la suite, Léo Ferré a tiré six chansons différentes, dont la plus connue est La Mémoire et la mer. Analysant le texte de 1962, celui d’un tapuscrit que l’auteur-compositeur lui avait donné en 1973 et d’autres versions publiées en 1970 et en 2013, L.-J. Calvet montre comment les six chansons qui en découlent s’apparentent à une prolifération rhizomique pouvant se prêter à différentes grilles de lecture. L’une d’entre elles serait qu’il s’agit d’une accommodation de restes, l’auteur puisant successivement dans ses fonds de tiroir. Mais on peut aussi penser que, derrière ces rejetons devenant, sur des musiques différentes, des chansons différentes, il y a le projet unique d’un ouvrage sans cesse remis sur le métier et jamais achevé, d’un texte qui a son origine était consacré à une île (Guesclin) pour lentement devenir une ode à une femme (Christie).