Focus. Exogenèse, endogenèse photographiques
La photographie apparaît porteuse d’une indicialité fondatrice et essentielle : elle prélèverait un morceau du monde. Dans l’imaginaire commun, collectif, cette exogénèse prime sur l’endogénèse, l’auteur disparaissant au profit de la chose représentée. Ainsi, la photographie a façonné, dès le début...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Genesis
2021
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | La photographie apparaît porteuse d’une indicialité fondatrice et essentielle : elle prélèverait un morceau du monde. Dans l’imaginaire commun, collectif, cette exogénèse prime sur l’endogénèse, l’auteur disparaissant au profit de la chose représentée. Ainsi, la photographie a façonné, dès le début du xixe siècle, un espace remarquable, « objectif », dont le sujet est exclu. Et cependant, l’acte photographique n’est jamais réductible à l’incorporation directe, automatique, de la réalité. Ce sont les gestes d’écriture qui lui donnent sens. En mêlant finement endogénèse et exogénèse en un véritable métissage, l’auteur photographe joue avec les croyances qui visent à ignorer l’auteur. L’acte créatif s’enrichit paradoxalement en retour, favorisant les jeux fictionnels et les doubles lectures. L’auteur, invisible, tire les ficelles du jeu. |
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