L’espace métagénétique : exogenèse, intertextualité, écritures de soi
Les écritures de soi sont des objets pour lesquels l’étude génétique peut prendre avec profit le relais de l’analyse intertextuelle, en ce que cette dernière repose essentiellement sur la capacité que le lecteur a d’identifier les discours tiers. Or, dans le cas des écrits personnels, les discours t...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado: |
Genesis
2021
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Les écritures de soi sont des objets pour lesquels l’étude génétique peut prendre avec profit le relais de l’analyse intertextuelle, en ce que cette dernière repose essentiellement sur la capacité que le lecteur a d’identifier les discours tiers. Or, dans le cas des écrits personnels, les discours tiers sont loin d’être toujours repérables, parfois privés, parfois inédits. L’analyse exogénétique, elle, rendra compte de la présence de telle ou telle source dans une autobiographie, voire un journal, mais permettra surtout de comprendre comment l’auteur.e l’a travaillée, a incorporé d’autres voix, d’autres subjectivités. Cet article envisagera donc la question sous une double perspective : examiner, d’un côté, comment les écritures de soi, journaux ou correspondances, peuvent prendre place dans une œuvre de fiction ; analyser, de l’autre, la façon dont l’écriture de soi met en scène, de plus en plus explicitement, les traces et matériaux extérieurs dont elle se nourrit, produisant ainsi un véritable récit métagénétique. Ce qui revient à poser la question : comment parler de soi avec les mots des autres ? |
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