Le séduisant roman de la genèse des romans
Faut-il croire Aragon quand il expose, dans Je n’ai jamais appris à écrire ou les incipit (1969), que ses romans sont nés d’une phrase de réveil posée comme un collage, qui exige pour son développement une deuxième phrase, laquelle en appelle une troisième, etc. ? « Mes romans je les ai lus… » Cette...
Αποθηκεύτηκε σε:
| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
|---|---|
| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Genesis
2020
|
| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Faut-il croire Aragon quand il expose, dans Je n’ai jamais appris à écrire ou les incipit (1969), que ses romans sont nés d’une phrase de réveil posée comme un collage, qui exige pour son développement une deuxième phrase, laquelle en appelle une troisième, etc. ? « Mes romans je les ai lus… » Cette thèse renversante voudrait renouer avec l’écriture automatique, inventée par Breton et Soupault en 1919, qui servira de définition canonique au surréalisme. L’automatisme entre assurément dans le processus d’écriture pratiqué par Aragon, qui parsème ses livres de remarques métalinguistiques touchant le surgissement d’une image, ou d’un vocable, et qui s’inquiète de savoir à partir de là « comment cela marche une tête ». Ou une plume. Le génie d’Aragon semble ainsi tiraillé entre les deux extrêmes d’une décapitation ou d’une folie recherchée, assumée au fil des phrases, mais doublée d’une vigilance critique et du souci de toujours expliquer les mécanismes de la création, chez lui comme chez les autres. |
|---|