« Je donne tous mes manuscrits… »
Dans le fameux codicille de 1881 à son testament, Victor Hugo donne « tout ce qui sera trouvé écrit ou dessiné » par lui à la Bibliothèque nationale. Ce geste est fondateur au sens plein, puisqu’il aura pour conséquence directe la création du département des Manuscrits modernes, et pour conséquence...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Genesis
2018
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Dans le fameux codicille de 1881 à son testament, Victor Hugo donne « tout ce qui sera trouvé écrit ou dessiné » par lui à la Bibliothèque nationale. Ce geste est fondateur au sens plein, puisqu’il aura pour conséquence directe la création du département des Manuscrits modernes, et pour conséquence indirecte l’existence même de la critique génétique. Mais il est aussi le fruit d’une longue évolution, qui fait de ses manuscrits, dans l’esprit de Victor Hugo, un trésor à préserver au même titre que les monuments historiques. Ce corpus disponible et protégé, appelé à lui survivre, forme pour ainsi dire la forme glorieuse de son corps biologique et périssable. S’il a si patiemment construit, contre vents et marées, l’édifice symbolique d’une œuvre restituée dans son authenticité autographe, c’est pour le léguer intact à la postérité, avec tous ses inédits, comme une provision de sens donnant accès non seulement aux textes mais à l’écriture même. |
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