En marchant, en dessinant

La marche porte Victor Hugo bien au-delà de l’exercice romantique du Voyage pittoresque, même si récits de voyage et carnets hugoliens souscrivent souvent aux codes du genre. La marche apparaît comme l’élément dynamique d’une genèse dont le pas du marcheur, dans son amplitude, serait comme le princi...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/genesis,
Κύριος συγγραφέας: Gleizes, Delphine
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Genesis 2018
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:La marche porte Victor Hugo bien au-delà de l’exercice romantique du Voyage pittoresque, même si récits de voyage et carnets hugoliens souscrivent souvent aux codes du genre. La marche apparaît comme l’élément dynamique d’une genèse dont le pas du marcheur, dans son amplitude, serait comme le principe inchoatif. Constitutive d’un rapport au monde, elle est pour Hugo parcours sensible et effort spirituel ; elle confère à la main qui écrit, mais aussi à la main qui dessine une charge cinétique dont cet article tente de cerner les différentes valeurs et variations. Cependant, si le dessin peut traduire la présence d’un corps en mouvement ainsi que la façon dont le visible a d’ores et déjà été configuré par l’expérience de la marche, il trahit aussi parfois la façon dont ce même corps s’absente, question avivée encore par l’expérience de l’exil.