Les brouillons « entre les langues » de Raoul Hausmann
Cette contribution prend appui sur les brouillons plurilingues de l’écrivain et artiste Raoul Hausmann, « dadasophe » autoproclamé, à son « anti-roman » Hylé et son recueil d’essais Courrier Dada. Ces brouillons sont conservés dans les archives du fonds Raoul Hausmann du Musée de Rochechouart, dans...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Genesis
2018
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cette contribution prend appui sur les brouillons plurilingues de l’écrivain et artiste Raoul Hausmann, « dadasophe » autoproclamé, à son « anti-roman » Hylé et son recueil d’essais Courrier Dada. Ces brouillons sont conservés dans les archives du fonds Raoul Hausmann du Musée de Rochechouart, dans le Limousin, où Hausmann vécut en exil à partir de 1939. Ils montrent que l’autotraduction à laquelle il se livre alors est paradigmatique de sa poétique. Premièrement, l’(auto)traduction apparaît comme un nouvel avatar des techniques de montage, de collage et d’assemblage, que Raoul Hausmann pratiqua dès Dada Berlin (1918-1920). Deuxièmement, la traduction fut pour Hausmann l’occasion de mettre en œuvre une écriture « optophonétique », c’est-à-dire qui transforme en sons, en matériau sonore les impressions visuelles et corporelles perçues par le poète. Les brouillons documentent ainsi le processus de création « entre les langues » qui est au cœur de l’œuvre haussmannienne. |
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