Réécrire pour énoncer à nouveau : l’exemple de Ramuz chez Grasset
C. F. Ramuz (1878-1947) est un réécrivain systématique. Cet article propose de mettre en perspective les réécritures qu’il effectue dès 1924 pour son éditeur parisien Grasset en envisageant d’une part les conditions de ce geste de réécriture en contexte d’énonciation éditoriale, d’autre part l’effet...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Genesis
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | C. F. Ramuz (1878-1947) est un réécrivain systématique. Cet article propose de mettre en perspective les réécritures qu’il effectue dès 1924 pour son éditeur parisien Grasset en envisageant d’une part les conditions de ce geste de réécriture en contexte d’énonciation éditoriale, d’autre part l’effet, sur la pratique de la réécriture, de la représentation que s’en fait le réécrivain. Ce double axe de réflexion permet d’observer que la finalité que Ramuz assigne à la réécriture n’est pas de corriger des fautes ni d’adapter sa langue à un nouveau lectorat, mais de réactiver le lien de production qui unit le scripteur à son texte, un lien dont la publication a entériné la rupture. L’hypothèse d’un imaginaire de la réécriture comme une re-énonciation met en évidence les principaux enjeux que revêt ce geste aux yeux de l’écrivain. Ces enjeux, la problématique du temps de l’écriture et de l’âge de l’écrit ou celle d’une forme particulière de double locution qui confère au scripteur la fonction de premier lecteur de son livre, déterminent ainsi la finalité et le type de réécritures effectuées par l’écrivain. |
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