« Retrouver les choses par le dedans »
Jules Romains refuse les systèmes, auxquels il oppose un « travail organique ». Il reproche à Zola d’avoir conçu pour Les Rougon-Macquart une unité de façade, l’hérédité devenant à ses yeux un principe aussi artificiel qu’abstrait. Il veut aussi éviter le plus possible les pièges du sériel par la tr...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Genesis
2017
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Jules Romains refuse les systèmes, auxquels il oppose un « travail organique ». Il reproche à Zola d’avoir conçu pour Les Rougon-Macquart une unité de façade, l’hérédité devenant à ses yeux un principe aussi artificiel qu’abstrait. Il veut aussi éviter le plus possible les pièges du sériel par la traduction littéraire de l’unanimisme et de la simultanéité. Le caractère épars, fragmentaire, disparate des brouillons, l’absence de structure centrale reliant entre eux les cercles du plan unanimiste, l’absence de constitution méthodique du dossier préparatoire sont autant de différences avec Zola ; pour autant, l’ensemble des volumes des Hommes de bonne volonté montre que Jules Romains, soucieux de ménager l’intérêt des lecteurs, et choisissant pour cette raison de composer une totalité cohérente, n’a pas réussi à briser les liens avec les grands exemples du xixe siècle. |
|---|