Du cercle fermé au réseau ouvert. Les Treize comme avant-texte de La Comédie humaine
La genèse du cycle se confond largement avec le cycle lui-même : chaque élément d’un cycle en est aussi un avant-texte. Considéré par rapport à La Comédie humaine que nous connaissons, l’Histoire des Treize est un de ces avant-textes, d’autant plus intéressant qu’il forme, dès 1833, un ensemble auto...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Genesis
2017
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| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La genèse du cycle se confond largement avec le cycle lui-même : chaque élément d’un cycle en est aussi un avant-texte. Considéré par rapport à La Comédie humaine que nous connaissons, l’Histoire des Treize est un de ces avant-textes, d’autant plus intéressant qu’il forme, dès 1833, un ensemble autonome de récits interconnectés, c’est-à-dire un premier modèle de cycle, une première expérimentation sur le retour systématique des personnages. Or il est manifeste que l’unité des Treize n’est pas de nature sociale : le retour de personnages s’enracine, mais dans l’imaginaire politique du pacte social. L’unité de l’œuvre balzacienne est ainsi liée à un idéal de souveraineté politique collective, dont le modèle, loin de disparaître entièrement dans La Comédie humaine telle qu’elle se développera ensuite dans les années 1830 et 1840, reste souterrainement actif jusque dans les dernières œuvres du cycle. Le cercle fermé des Treize, sans disparaître, devient un réseau ouvert. Les Treize se fondent dans la société bourgeoise sans perdre leur identité, tout comme l’Histoire des Treize s’insère finalement dans La Comédie humaine, avant-texte ineffaçable dans le texte qu’il préfigure. |
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