La beauté ajoutée cyclique

Le mot cycle s’impose, à la fin du xixe siècle, pour nommer les ensembles romanesques unifiés par des techniques comme le retour des personnages. L’article déplie d’abord l’héritage d’un mot emprunté à la terminologie des arts poétiques et à celui de la philologie. Il montre ensuite comment le cycle...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/genesis,
Autor principal: Pradeau, Christophe
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Genesis 2017
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Le mot cycle s’impose, à la fin du xixe siècle, pour nommer les ensembles romanesques unifiés par des techniques comme le retour des personnages. L’article déplie d’abord l’héritage d’un mot emprunté à la terminologie des arts poétiques et à celui de la philologie. Il montre ensuite comment le cycle, qu’il est difficile de définir par des critères formels, trouve à le faire au moyen de « fables génétiques » où s’exposent, sur un registre métaphorique ou allégorique, la singularité et les enjeux d’une forme informe. Ce faisant, la pensée du cycle institue comme haut lieu réflexif le processus de l’invention, le plus souvent ramené à un instant d’« illumination rétrospective », selon un scénario circulant de Balzac à Proust, qui a la vertu de conjoindre l’expérience de l’écrivain créateur et celle du lecteur, dont le plaisir qu’il éprouve dans le compagnonnage des œuvres-monde peut être défini comme une distance interne reconfigurante.