Comment comprendre et penser le manuscrit ?
Avant d’examiner le manuscrit, tout chercheur se fait une idée de son objet, un préjugé en quelque sorte, qui le pousse, le sachant ou non, à examiner son matériel d’une certaine façon. Déjà en 1994, Almuth Grésillon nous avait appris à saisir la naissance du manuscrit à l’aide de trois métaphores,...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Genesis
2013
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Avant d’examiner le manuscrit, tout chercheur se fait une idée de son objet, un préjugé en quelque sorte, qui le pousse, le sachant ou non, à examiner son matériel d’une certaine façon. Déjà en 1994, Almuth Grésillon nous avait appris à saisir la naissance du manuscrit à l’aide de trois métaphores, deux reprises aux écrivains, « l’une de type organiciste, l’autre de type constructiviste » et une troisième, celle du chemin. Dans cet article, je m’attacherai à l’étape qui précède les études sur le manuscrit et de l’idée que nous pourrions nous en faire et m’inspirerai pour ce faire de Réda Benkirane qui a rassemblé des interviews de chercheurs contemporains qui vont de Francisco Varela à Edgar Morin en passant par Michel Serres et beaucoup d’autres. Sans doute, pourront-ils nous faire voir des choses inhabituelles et nous faire mieux comprendre nos manuscrits. J’utiliserai le concept de « structure perceptive » qui annonce un mode de perception, ou mieux encore, celui de « filtre » dans le sens proustien du mot, j’en propose cinq, c’est-à-dire, une forme par laquelle passent amoureusement notre perception et notre désir du manuscrit qui se transforment par le fait même. |
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