La leçon au Collège de France
Que peut dire la philosophie par les mots de quelqu’un qui l’enseigne ? Quel statut épistémique peut avoir une parole qui, pendant qu’elle est prononcée à l’usage d’un auditoire historiquement déterminé, ambitionne à exprimer l’universalité de ces concepts abstraits que nous associons davantage à la...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Genesis
2016
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Que peut dire la philosophie par les mots de quelqu’un qui l’enseigne ? Quel statut épistémique peut avoir une parole qui, pendant qu’elle est prononcée à l’usage d’un auditoire historiquement déterminé, ambitionne à exprimer l’universalité de ces concepts abstraits que nous associons davantage à la pérennité (supposée) des livres ? Comment se positionne un philosophe par rapport à son œuvre, à la tradition qui le précède, et à son horizon d’attente au moment où il est appelé à donner voix à sa propre discipline par une institution censée incarner, à son tour, l’architecture même des savoirs et leur patrimoine ? À travers l’analyse d’un échantillon de cours donnés au Collège de France par Valéry, Merleau-Ponty et Foucault, cet article essaie de répondre à ces questionnements, s’appuyant sur la lecture des traces que ces actes d’enseignement ont laissé derrière eux, et de faire émerger, par là, la situation même de leur prononciation. |
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