« Je ne connais pas Ben Sadok »

Le 10 décembre 1957, Sartre est appelé à témoigner en faveur de Mohamed Ben Sadok, qui avait assassiné Ali Chekkal, ancien vice-président de l’Assemblée algérienne : la défense veut tout faire pour que Ben Sadok ne soit pas condamné à mort. On étudie ici, à partir du manuscrit, la genèse et le sens...

وصف كامل

محفوظ في:
التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/genesis,
المؤلفون الرئيسيون: Bourgault, Jean, Cormann, Grégory
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Genesis 2016
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:Le 10 décembre 1957, Sartre est appelé à témoigner en faveur de Mohamed Ben Sadok, qui avait assassiné Ali Chekkal, ancien vice-président de l’Assemblée algérienne : la défense veut tout faire pour que Ben Sadok ne soit pas condamné à mort. On étudie ici, à partir du manuscrit, la genèse et le sens du témoignage de Sartre. Sartre est dans une position paradoxale : il ne peut soutenir publiquement le terrorisme du FLN, alors qu’il l’approuve ; en pleine guerre d’Algérie, il lui faut donc en appeler à la justice en tenant à distance la question politique. Sartre le fait en explicitant la difficile jeunesse de Ben Sadok, puis en évoquant les célèbres assassinats politiques de l’histoire de France, dont on a souvent fait l’éloge, enfin en se référant à l’humanisme de Camus. Sartre est prêt à jouer tous les rôles pour sauver Ben Sadok de la peine de mort.