Traduction et réécriture chez Vladimir Nabokov : genèse d’une œuvre en trois langues

Nabokov écrivait, traduisait et s’autotraduisait en trois langues – russe, anglais, français. Au fil des années, l’écrivain a élaboré sa propre stratégie pour la traduction de ses œuvres : il confiait la traduction de ses nombreuses fictions écrites en russe aux traducteurs professionnels de langues...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Foilsithe in:URI:https://journals.openedition.org/genesis,
Príomhchruthaitheoir: Anokhina, Olga
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: Genesis 2016
Ábhair:
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:Nabokov écrivait, traduisait et s’autotraduisait en trois langues – russe, anglais, français. Au fil des années, l’écrivain a élaboré sa propre stratégie pour la traduction de ses œuvres : il confiait la traduction de ses nombreuses fictions écrites en russe aux traducteurs professionnels de langues anglaise ou française et les supervisait ensuite personnellement en y apportant les modifications qu’il jugeait nécessaires. En se livrant à un travail important de révision et de réécriture, Nabokov prolongeait ainsi le processus créatif. La nouvelle Ozero, oblako, bachnja, écrite par Nabokov en russe, sert ici à illustrer l’approche. Cette œuvre fut traduite en anglais sous le titre Cloud, Castle, Lake par P. Pertzoff, puis revue par Nabokov dans les moindres détails. De ce texte, existent aussi trois traductions en français. Ce dossier génétique permet de comprendre ce qui motivait et influençait le travail créatif de Nabokov lors de la renaissance de son œuvre dans une autre langue.